Dans l'Ancien Testament les bénédictions étaient terrestres et les richesses considérées comme une preuve de la faveur de Dieu (*). D'où l'étonnement des disciples ! Ils venaient de voir un homme comblé, donc en apparence béni de Dieu, aimable, de conduite irréprochable, et qui était disposé à faire beaucoup de bien. Et le Seigneur l'avait laissé partir. Vraiment, si de tels avantages ne donnaient pas accès au royaume de Dieu, qui donc pouvait être sauvé ? En effet, leur répond Jésus, le salut est chose impossible pour les hommes ; Dieu seul a pu l'accomplir.
- « Tu te souviendras de l’Éternel, ton Dieu, que c’est lui qui te donne de la force pour acquérir ces richesses, afin de ratifier son alliance, qu’il a jurée à tes pères, comme il paraît aujourd’hui » (Deutéronome 8 v.18) (p.205).
Le Seigneur condamne ici non les riches, mais « ceux qui se confient aux richesses ». Au reste, aller après Lui implique inévitablement des renoncements. Mais s'ils sont consentis pour l'amour du Seigneur et de l'évangile, ils seront en même temps la source de joies incomparables, dont la première sera le sentiment de Son approbation. Oui, le regard si pénétrant du Seigneur (v.21, 23, 27) lit dans notre cœur pour voir si c'est bien ce motif-là qui nous fait agir. Juste réponse à l'amour de Celui qui a tout quitté pour nous (*).
- « Parle à tout le peuple du pays, et aux sacrificateurs, disant : Quand vous avez jeûné et que vous vous êtes lamentés au cinquième et au septième mois, et cela pendant soixante-dix ans, est-ce réellement pour moi, pour moi, que vous avez jeûné ? » (Zacharie 7 v.5) (p.960).
Dans ce chapitre, nous trouvons la chair (*) aimable (v.17 à 22), présomptueuse (v.28), timorée (v.32), jalouse (v.41), enfin égoïste (v.35 à 40).
- La chair a plusiseurs sens dans la Bible. Le premier sens est notre corps mortel. Mais ce n'est pas ce sens ici. La chair est ici, l'énergie de mal qui se trouve dans tous les hommes, c'est par cette énergie que l'homme commet des actes contraires à ce que Dieu veut ! Par la nouvelle naissance, le vrai croyant possède une autre énergie, le Saint Esprit qui habite en lui. Le croyant possède ainsi 2 personnalités : le vieil homme et le nouvel homme. C'est le vieil homme qui a pour puissance la chair. Par contre le nouvel homme a pour puissance le Saint Esprit (Dieu) ! Dans sa position en Christ, le vieil homme du croyant a été mis dans la mort, par la mort de Christ, et sa chair a été crucifiée ! Cela se traduit dans sa marche, à condition de se tenir tout près du Seigneur.