Sur le chemin de Jérusalem, Jésus accomplit un miracle qui, exceptionnellement, n'est pas un miracle d'amour, mais un signe avertisseur du jugement qui va tomber sur le peuple, sur Israël. Considérons ce figuier : Rien que des feuilles ! Toutes les formes extérieures de la piété, mais pas un seul fruit–! C'était l'état d'Israël… et c'est aussi celui de tous les soi-disants chrétiens !
Ce miracle est pour Jésus l'occasion de rappeler à ses disciples la toute-puissance de la prière de la foi. Puis il entre de nouveau dans le temple où les responsables du peuple viennent contester son autorité. Par sa question, le Seigneur leur fait comprendre qu'ils ne peuvent reconnaître cette autorité s'ils n'ont pas reconnu d'abord la mission de Jean le baptiseur. Comme le second fils d’une autre parabole (1*), les chefs du peuple faisaient ostensiblement profession (2*). D'autres au contraire, autrefois rebelles, pécheurs notoires, se sont repentis à la voix de Jean et ont fait ensuite cette volonté. Enfants de parents chrétiens, nous risquons d'être largement devancés au ciel par des gens pour lesquels nous éprouvons peut-être maintenant du mépris ou de la condescendance (3*). Pensons à notre responsabilité !