Une autre parabole illustre le terrible état du peuple et de ses mauvais conducteurs. Dieu attendait du fruit de sa vigne Israël. Il n'avait rien négligé pour en obtenir (1*). Or les Juifs (et les hommes en général) ont montré non seulement leur incapacité d'en produire, mais un esprit de révolte et de haine contre le légitime Possesseur de toutes choses. Ils ont méconnu et rejeté ses esclaves les prophètes, ils s'apprêtent maintenant à chasser — et de quelle manière — l'Héritier lui-même, afin de rester seuls maîtres de l'héritage — c'est-à-dire du monde (2*).
- « Je chanterai à mon bien-aimé un cantique de mon bien-aimé, sur sa vigne : Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la fossoya et en ôta les pierres, et la planta de ceps exquis ; et il bâtit une tour au milieu d’elle, et y tailla aussi un pressoir ; et il s’attendait à ce qu’elle produirait de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages. » (Ésaïe 5 v.1-2) (p.715).
- « Qui [= les Juifs] ont mis à mort et le seigneur Jésus et les prophètes, et qui nous ont chassés par la persécution, et qui ne plaisent pas à Dieu, et qui sont opposés à tous les hommes » (1 Thessaloniciens 2 v.15) (p.1206).
Le Seigneur amène ces hommes à prononcer leur propre condamnation (v.40, 41). Puis il montre qu'il est lui-même la « maîtresse pierre de coin, élue, précieuse » que Dieu avait posée en Israël. Ceux qui bâtissaient (les chefs des Juifs) n'en avaient pas voulu selon le Psaume 118 v.22, 23 (1*). Alors il est devenu à la fois la pierre d'angle d'une « maison spirituelle » : l'Assemblée, et « un rocher de chute » pour les désobéissants (2*). Selon ce passage, Christ est, à proprement parler, la pierre de touche de la foi. Précieux auprès de Dieu, et ayant ce prix pour nous qui croyons, il est rejeté par les hommes et devient une pierre d'achoppement pour les incrédules.
- « La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle. Ceci a été de par l’Éternel : c’est une chose merveilleuse devant nos yeux. » (Psaume 118 v.22-23) (p.652).
- « Duquel [= le Seigneur Jésus] vous approchant comme d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. Parce qu’on trouve dans l’écriture : "Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, "la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin", "et une pierre d’achoppement et un rocher de chute", lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants » (1 Pierre 2 v.4-8) (p.652)