Ce n'était pas le fardeau de leurs péchés qui conduisait les délégués des Juifs auprès de Jean le baptiseur, mais plutôt la curiosité et le désir de se faire une opinion ; peut-être aussi une certaine inquiétude. Leur enquête est cependant l'occasion pour Jean de délivrer son message (1*). Or ce n'est pas à son propre sujet qu'il a quelque chose à dire (v.22). Lui-même n'est qu'une simple voix. Il est « envoyé de Dieu… pour rendre témoignage de la lumière » (v.6 à 8). Dans un certain sens, tous les rachetés sont appelés à rendre témoignage de la lumière et tout d'abord en marchant « comme des enfants de lumière » (1*). En eux-mêmes ils ne sont rien, sinon des instruments par le moyen desquels Christ, la lumière morale du monde, doit être manifesté.
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Comparer avec :
« Soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3 v.15 p.1251).
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« Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ; marchez comme des enfants de lumière » (Éphésiens 5 v.8 p.1194).
Dieu a indiqué d'avance à son serviteur comment reconnaître celui qu'il est chargé de désigner. « Voilà l'Agneau de Dieu », s'écrie Jean lorsque Jésus paraît. Dieu s'est pourvu d'une victime sainte pour ôter le péché du monde. Elle était attendue depuis la chute et annoncée par les prophètes ainsi que par les figures de l'ancienne alliance (*). Et quelle victime ! L'Agneau de Dieu n'est autre que le Fils de Dieu (v.34)
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« Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.
Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche. Il est ôté de l’angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé. Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance. S’il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l’Éternel prospérera en sa main. Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités. C’est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu’il aura livré son âme à la mort, et qu’il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu’il a porté le péché de plusieurs, et qu’il a intercédé pour les transgresseurs. » (Ésaïe 53 p.758).
« Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison » (Exode 12 v.3 p.1194).