Pauvre Pierre ! Pendant que Jésus priait, lui dormait ; pendant qu'Il se laissait prendre et amener « comme un agneau familier qui est mené à la tuerie » (1*), Pierre frappait de l'épée (v.50) (2*). Enfin pendant que le Seigneur confessait la vérité devant les hommes, lui par trois fois mentait et Le reniait ! Il s'était assis dans la cour en compagnie de ceux qui venaient d'arrêter son Maître et qui parlaient contre Lui (3*). Comment dans une telle position aurait-il pu Lui rendre témoignage?
Un simple regard du Seigneur brise le cœur du pauvre disciple bien davantage que des reproches n'auraient pu le faire. Oh ! Ce regard. Il pénètre sa conscience et y commence une œuvre de restauration. Ce reniement si douloureux pour le Seigneur s'ajoute à tous les outrages reçus (v.63 à 65).
Les hommes méchants devant lesquels Il se tient sont obligés de reconnaître eux-mêmes que « le fils de l'homme » (v.69) est en même temps « le Fils de Dieu » (v.70). C'est pourquoi Jésus peut leur répondre : « vous dites vous-mêmes que je le suis ». C'est pourquoi aussi, ils sont infiniment plus coupables en le condamnant après de telles paroles !